• Cours, ma petite souris...

    Résumé

    Tu es une fille et tu viens de te réveiller dans une chambre, plongée dans le noir. Tu ne sais pas pourquoi tu es là mais tu es poursuivie par un homme, il veut te tuer. Tu dois t'échapper de cet endroit, mais il te poursuit, il est à chaque intersection, dans chaque pièce. Fais-les bon choix et sors indemne de cette histoire!

     

    Ce court roman a une petite particularité. A la fin des chapitres, vous devrez choisir quelle action faire, où aller. En fonction de votre choix, vous n'allez pas lire le même chapitre. Suivez l'histoire et tentez de sortir de l'endroit. Il y aura parfois des indices, que choisir pour vivre, mais pas toujours. Recommencez, jusqu'à la fin. Il y a deux chemins pour s'échapper. Essayez de les trouver. Mais il n'y a qu'une seule fin.

     

    Pour commencer

    Cours, ma petite souris...

  • Pour ceux qui n'ont pas lu le fonctionnement de l'histoire, à chaque fin de chapitres, vous aurez un choix à faire. En fonction de ce que vous choisirez, vous pourrez vivre ou vous mourrez. Cliquez sur les images pour accéder au bon chapitre. Bon courage! 

     

                Tu ouvres les yeux. La seule chose que tu vois est l’obscurité. Tu tâtonnes la moquette. Tu es allongée sur le sol, ton dos te fait mal. Ainsi que ton crâne. Tu te redresses péniblement, encore étourdie. En étendant tes jambes, tu shoot dans un objet. Tu tentes de le récupérer et y parvint. C’est une lampe torche. Tu l’allumes pour découvrir la salle autour de toi.

                C’est une chambre. Une soyeuse moquette bleue y est posée, ainsi qu’un immense lit aux boiseries sombres. Deux chevets l’encadrent, taillés de manières complexes. Tu recules, pour mieux observer, mais tu te heurtes à une gigantesque armoire. Tout est démesuré et pourtant, la pièce te paraît étrangement vide. Rien ne vit ici, rien n’est à sa place. Tu as l’intime conviction que ces meubles n’ont jamais été utilisés.

                Tu te demandes ce que tu fais ici. Tu ne te rappelles de rien, mais tu as sûrement été droguée. Tu déduis ceci de la léthargie dans laquelle se trouve ton corps et ton esprit. Tu as dû mal à réfléchir clairement. Tu essayes de te souvenir de quelque chose, mais rien ne te reviens. Tu soupires et t’assois sur le lit. Il est tendre et moelleux. Tu te rends compte que tu es fatiguée. Quelle heure est-il ? Quel jour sommes-nous ? Tu aimerais découvrir tout cela.

                Ton regard dérive vers un espace que tu n’avais pas vu. Il y a une porte ici, dans la chambre. Une porte qui donne sur l’extérieur. Tu veux en savoir plus, tu veux savoir pourquoi t’a-t-on enlevé ?

                Ouvres-tu cette porte ?

     

                Dans tous les cas, aller salle 102.

    Salle 101


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  •             Ce couloir est long et sombre. Tu ne savais pas où aller. Tu as décidé d’aller à droite. Tes baskets ne font pas de bruits sur le sol. Il ne peut pas savoir quelle direction tu as prise. Tu essayes de te rassurer.

                Il n’y a aucune porte, seulement quelques marches. Tu les gravis et pénètres dans une grande bibliothèque. La pièce est éclairée d’une lumière chaude. Un feu de cheminée brûle. C’est apaisant, le crépitement des flammes. Tu observes ton environnement. Tous ces livres t’auraient émerveillée, dans d’autres circonstances. Mais tu es poursuivie, il veut te tuer. Et il n’y a aucune issue ici, tu es bloquée.

                Tu t’apprêtes à faire demi-tour. Mais quelque chose t’interpelles. Tu t’approches.

     

                Aller salle 013.

    Salle 104


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  •             Tu entends des pas. Des chaussures claquant le parquet. De l’autre côté de la porte. Ce bruit te semble menaçant. Sans réfléchir, tu cours vers l’armoire. Tu l’ouvres, un grincement s’en échappe. Tu te faufiles à l’intérieur, refermant derrière toi. Tu maintiens, tant bien que mal, les lourdes portes en chêne. Ta respiration se fait plus faible. Des étoiles dansent déjà devant tes yeux à cause du mince filet d’air passe dans tes poumons. On ne t’entend plus.

                Le temps s’écoule lentement. Tu attends, les muscles tendus, ce qui te paraît être des heures. Ton cœur s’emballe aux moindres craquements. Enfin, la poignée couine tendrement, et la porte s’ouvre. Une voix puissante, grave, d’homme s’élève :

    -Es-tu réveillée, ma petite souris ?

                Les lourdes chaussures parcourent la chambre. Il sait que tu es là. Il ne cherche pas à ouvrir la porte, que tu tiens fermement à travers tes doigts blanchis. Tu as maintenant très peur et tu ne contrôles plus vraiment ta respiration. Tes mains tremblent. Tes jambes fléchissent. Ton estomac se tord.

    -Apparemment oui, tu n’es plus allongée par terre, commente-t-il.

                Tout d’un coup, il pose sa paume contre le meuble qui te protège. Tu sursautes, un cri manque de t’échapper. Tu te retiens de pleurer.

    -Je t’ai amenée ici pour que nous puissions jouer à cache-cache. C’est un jeu que j’apprécie beaucoup, et que je pratique très souvent.

                Tu peux l’entendre sourire. Il continue, plus dangereux.

    -Je suis le chat, tu es la souris. Si je t’attrape, je te mangerai. Alors fuis, petite souris. Il y a une sortie pour toi. Un bout de fromage sur le piège.

                Sa démarche pesante traverse la pièce, il sort. Et referme derrière lui. Tu recommences à respirer. Tu te calmes quelques minutes puis émerges dans la chambre. Il est bel et bien parti. Tu repenses à sa menace et un frisson te parcourt. Tu es effrayée, mais il faut s’enfuir d’ici. Alors tu tournes la poignée. La porte donne sur un couloir.

                Tu peux aller à droite ou à gauche. Que choisis-tu ?

               

                Vers la droite, aller salle 104.

    Salle 101

      

       Vers la gauche, aller salle 105.

    Salle 101

     


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  •             Le couloir est long. Il n’y a aucune lumières pour l’éclairer. Alors tu as pris la direction de gauche. Tu balayes, à l’aide de ta lampe torche, l’étroit passage. Tes baskets ne font pas de bruits sur le parquet. Il n’a aucune chance de savoir où tu es partie. Tu essayes ainsi de te rassurer.

                Enfin, il y a une porte. De la lumière s’en échappe. Tu l’ouvres, tentant d’être la plus silencieuse. Tu n’oublies pas de fermer derrière toi. La pièce dans laquelle tu viens d’arriver est illuminée. Entièrement blanche, elle t’éblouie les yeux et tu ne vois plus rien. Quelques instants plus tard, tu vois que c’est une salle de bain, entièrement carrelée. Un couinement sort de ta bouche lorsque tu vois la baignoire. Elle est remplie d’un liquide bordeaux, poisseux. Du sang. Tu as peur qu’il en remplisse une autre avec le tien. Tu frissonnes. Cette vue te dégoûte et tu franchis rapidement la salle. Tu es maintenant dans une chambre, encore. Celle-ci est plus froide, entièrement peinte de noir, avec un éclairage pâle. Un lit est posé au milieu. Rien d’autre. Juste une autre entrée. Alors tu la passes.

                Tu atterris dans un dressing, de nouveau plongé dans l’obscurité. Seuls des costumes sombres d’hommes y sont entreposés. Mais tu n’as pas le temps de t’attarder sur les lieux : tu as entendu un raclement. Ton cœur s’emballe derechef, et tu essayes de te cacher dans ce tout petit coin, derrière une penderie. En appuyant contre le mur, tu te rends compte qu’il n’y en a pas. Une sortie, dissimulée parmi les vêtements.

                Soulagée, tu empruntes ce chemin qui mène à un escalier. Tu le montes pour arriver dans une immense pièce au plancher brillant. Un magnifique lustre est accroché au plafond, ses cristaux tranchants reflétant un doux éclat. Une salle de bal. Tu imagines l’homme danser ici, avec ton corps mort. Tu frémis, souhaitant partir. Mais il y a trois portes identiques devant toi.

                Une à gauche, une à droite et une face à toi. Laquelle choisis-tu ?

     

                Vers la gauche, aller salle 201.

    Salle 105

                Vers la droite, aller salle 202.

    Salle 105

                Au milieu, aller salle 203.

    Salle 105


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  •             La salle de bal est immense. Tu la traverses, te dirigeant vers la porte de gauche. Tout ceci te semble surréaliste. Tu tournes délicatement la poignée et découvres un salon. Seuls deux fauteuils sont posés devant une cheminée. Le feu crépite, c’est apaisant. Pourtant, tu restes en alerte, cherchant une sortie. Tu rêves seulement de t’échapper de cet endroit sinistre. Cette maison possède du bois de toute part, qui craque selon ses envies. Tu sursautes à chaque fois pourtant. Mais tu ne te méfies plus vraiment. Tu penses qu’il est loin de toi.

     

                Aller salle 016.

    Salle 201


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  •             Tu te diriges vers la droite. Tu ne sais pas vraiment où aller, c’est un véritable labyrinthe. Tu es effrayée, tu es perdue. Tu es déçue en découvrant un cagibi, derrière la porte. Des sceaux et des balais s’y emmêlent. Tu t’apprêtes à refermer mais un grincement du plancher trahi ton chasseur. Tu te réfugies dans ce placard, priant pour qu’il ne te voit pas. La lumière éteinte, le souffle court, tu transpires sous la tension. Ses pas sont maintenant dans la salle de bal. Tu retiens tes tremblements, tu risquerais de faire tomber un ustensile.

                Il se rapproche de toi. Tu ne respires plus. Puis il s’éloigne, repartant d’où il venait. Tu te détends quelque peu, patientant quelques instants avant de sortir.

                Tu y as échappé belle.

     

                Aller salle 203.

    Salle 202


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  •             Tu avances vers la porte du milieu et tournes la poignée. Un long couloir aux murs ternes et à la moquette flétrie s’étend devant toi. Il est allumé mais il te fait peur. Il est glacial et interminable. Tu as peur qu’il t’attende au bout, avec un couteau. Tu ne pourras plus fuir. Ce détail te fait frissonner.

                Mais tu avances, parcourant cette pièce étroite et vide. Tes pas sont étouffés par le sol. Tu as l’impression d’être coincée quand tu t’aperçois qu’il n’y a aucune issue, mais tu continues à marcher.

                Enfin, tu vois la sortie. Tu te mets à courir. Ce n’est pas l’extérieur, mais ce n’est pas un cul-de-sac. Tu es soulagée. Des escaliers t’emmènent à l’étage du dessous. C’est une petite pièce vide, avec une entrée, face à toi. Tu l’ouvres lentement pour te retrouver dans le même couloir qu’au départ. Tu soupires, c’est un véritable labyrinthe.

                Mais tu as encore le choix : gravir les quelques marches à ta gauche, qui semble donner sur une immense pièce ; ou continuer à droite, passer après la porte que tu as prise précédemment et peut-être découvrir une autre issue.

     

                Vers la gauche, aller salle 106.

    Salle 203

                Vers la droite, aller salle 107.

    Salle 203


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  •             Tu es déjà aller à droite, il te semble qu’il n’y a rien. Alors tu montes ces trois marches pour découvrir une immense bibliothèque. Un feu brûle dans une cheminée, éclairant chaleureusement la pièce. Un fauteuil est installé devant, entouré d’immenses étagères contenant des milliers de livres. En d’autres circonstances, tu aurais aimé être là. Tu avances et découvre qu’un tapis aux motifs ethniques couvre le claquement de tes baskets. Tu observes autour de toi et fronce les sourcils. Il y a un problème ici : il n’y a aucune issue.

                Tu as alors le choix : faire demi-tour et continuer vers le couloir ; ou chercher des informations et peut-être découvrir une carte qui te permettrait de t’échapper.

     

                Demi-tour, aller salle 107.

    Salle 106

                Faire des recherches, aller salle 108.

    Salle 106


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