• Salle 210

                Tu pars à droite. Tu traverses le couloir sur la pointe des pieds. Tu as peur qu’il revienne te chercher, et de le croiser à un angle. Mais il n’est pas là. Il y a juste une porte que tu ouvres doucement. C’est une autre cuisine. Tu vois des pommes, posés sur la table. La réalité te rattrape : tu es épuisée et tu as faim. Il faut aussi que tu arrêtes les saignements ou sinon tu risques de ne jamais rejoindre l’extérieur.

                Tu ouvres un placard pour découvrir un paquet de gâteaux. Tu grignotes ceci, les fruits doivent être empoisonnés. Le chocolat fond sur ta langue et jamais tu n’aurais cru que tu en pleurerais de bonheur. Le ventre quelque peu rempli, le sommeil te gagne. Il te faut pourtant soigner ton bras. Tu cherches quelque chose et finit par trouver des torchons. Tu en noues un sur ton bras. Tu regardes attentivement les tissus empilés. Tu penses que ce placard t’offre une certaine sécurité. Tu te faufiles dedans. Le meuble clos, tes yeux se ferment.

     

                Tu es réveillée par un cauchemar. Tu ne reconnais pas tout de suite ton environnement puis tu te souviens du fou qui veut te tuer. Tu sors de ta cachette et découvre une issue que tu n’avais pas aperçue en t’endormant. Ce sont des escaliers qui te font monter au second étage. Tu ne perds pas espoir. Même quand tu arrives de un large conduit d’aération ouvert. Et même quand tu vois qu’une pancarte indique « Labyrinthe ».

                Tu te faufiles dedans. A la première intersection, où vas-tu ?

     

                A droite, aller salle 211.

    Salle 210

                A gauche, aller salle 212.

    Salle 210

                Tout droit, aller salle 213.

    Salle 210


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